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Last updateJeu, 16 Nov 2017 12pm

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A quand le démarrage des activités de prise en charge intégrée au sein des hôpitaux de Cibitoke, Makamba et Muyinga ?

Il s’agit ici de l’une des principales questions à laquelle devaient répondre les participants au lancement solennel du  Projet d’urgence relatif aux violences sexuelles et basées sur le genre et la sante des femmes dans la région des grands-lacs « PUVSBGSF_RGL »

Et pour cause, au terme de celui-ci, les survivants des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) bénéficieront d’un paquet de services au sein même de l’hôpital. Pour cela, une réhabilitation des locaux devra être préalablement faite, autant qu’un certain nombre de personnels devrait être disponibilisés et mis au service des centres multi-services des trois hôpitaux pilotes du Projet.

 

Au cours d’une présentation faite par l’expert-point focal santé au sein de ce Projet, il était question d’analyser et passer en revue « les possibilités de trouver une solution intermédiaire pouvant permettre aux survivants des VSBG de bénéficier d’une prise en charge intégrée avec les moyens de bord ». La présentatrice, Madame Noëlla Manirariha, Point Focal Santé, dévoilait ainsi le résultat des échanges menés par les experts du projet avec les partenaires clés des provinces concernées, notamment : l’administration provinciale, les Coordinatrices Centres de Développement Familial et Communautaire (CDFC), les Médecins Directeurs des Provinces Sanitaires, les Médecins Directeurs des hôpitaux concernés, les Procureurs de la République, les Présidents TGI des provinces concernées ainsi que les Commissaires Provinciaux de Police.

Une problématique à contourner !

Au cœur des échanges, une problématique s’invite : le démarrage effectif des centres de prise en charge intégrée supposant une réhabilitation des locaux - qui passe par des procédures relativement longues, quelle peut être une solution provisoire ? en d’autres termes, comment assurer une prise en charge globale des survivants des VSBG avec les moyens disponibles et en attendant que les locaux soient réhabilités ?

A cette question, la présentatrice a réussi à « embarquer » avec elle l’auditoire en face. Faisant recours à cet adage célèbre, « Si aucun obstacle ne se présente, à quoi bon s’inquiéter » ? Constatant que finalement le chemin ne manque pas d’embuches, l’oratrice se rend à l’évidence que « si l’obstacle est là, il y a bien d’autres choses à faire que de s’inquiéter ».

Ainsi, au terme des échanges avec le public invité, la recommandation phare aura été d’accélérer la réhabilitation car l’occupation de ces locaux provisoires sera temporaire et la qualité des services ne sera pas totalement garantie.

Aussi, il faudra former le personnel à placer dans ces Centres Multi-Services (CMS) pour qu’il soit outillé pour l’accomplissement de la mission. Les CMS requérant la présence des Officiers de police judiciaire (OPJ), il s’impose d’envisager une formation/recyclage de tous les OPJ pour permettre une rotation aisée de ceux-ci au travail. Le même exercice est à faire en ce qui concerne les psychologues et magistrats à être affectés aux mêmes CMS.

La présentation de Madame N. Manirariha a chuté sur la conclusion comme quoi il est « possible de démarrer les activités de prise en charge intégrée au sein des hôpitaux avec les moyens actuellement disponibles ».

 

Par Célestin HICUBURUNDI

Expert en Communication du PUVSBG _RGL

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